Changer l’eau des fleurs

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin, 555 pages, parus aux éditions Albin Michel en février 2018

Résumé : 

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués passent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par les confidences des visiteurs et la joie des fossoyeurs. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

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Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

Roman écrit par Benjamin Alire Saenz, publié aux éditions Pocket jeunesse en août 2018, 368pages

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Résumé :

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

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Mes lectures à la médiathèque

C’était les vacances, j’avais donc du temps à occuper (n’ayant aucune copie à corriger quasi aucun cours à préparer).

Me voici donc pour deux semaines, chez mon chéri, à deux pas de la médiathèque (moins d’une minute trente pour me rendre sur place). Pas ouverte très souvent, j’arrive quand même à y passer de longues heures.

Voici toutes mes découvertes :

1- Goupil ou face, dessin et scénario de Lou Lubie, éditions Vraoum!, paru en octobre 2016, 144 pages

goupil

Cette bande dessinée s’intéresse à un sujet plutôt méconnu : La Cyclothymie. (Personnellement je n’en avais jamais entendu parler). Il s’agit d’un trouble de la bipolarité.

On suit le personnage, accompagnée de son renard, dans son quotidien et dans ces phases hautes et basses. Au fur et à mesure, elle nous explique comment elle a été reçue par les différents spécialistes médicaux, comment sa maladie a fini par être bien diagnostiquée et comment cette maladie cyclique fonctionne.

2- Page blanche, de Pénéloppe Bagieu et Boulet, paru aux éditions Delcourt en janvier 2012

page blanche

Au début de l’histoire, on découvre une jeune femme, assise sur un banc, le soir. Elle ne se rappelle plus qui elle est, ni ce qu’elle fait. En fait, elle ne se souvient de rien. Alors elle cherche des indices, dans son sac, chez elle, auprès des personnes qui la connaisse. J’aime bien les histoires d’amnésie et j’avoue que la fin de cette histoire-là est vraiment différente de celles que j’ai pu lire avant, elle m’a surprise dans le bon sens du terme.

3- Au revoir là-haut, de Pierre Lemaitre et Christian de Metter, paru en octobre 2015 aux éditions Rue de Sèvres, 168 pages 

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Il s’agit de l’adaptation BD du roman du même nom (roman qui a aussi été adapté au cinéma). Je ne connaissais pas du tout l’histoire, j’avais bien entendu parler du film mais c’est tout, j’ai alors été curieuse. L’histoire est très belle, beaucoup d’émotions en lisant. Edouart Péricourt revient de la guerre totalement défiguré, ne veut plus voir sa famille ni même personne d’ailleurs. Ils ne sont que deux à pouvoir le voir : Albert Maillard, un camarade de classe, et une jeune fille (que je suppose être le fille de la voisine). Une amitié simple mais très forte naît entre ces personnages. Edouart ne sort donc plus de chez lui et imagine une vaste arnaque aux monuments aux morts. La fin est splendide et tellement émouvante….

4- Un sac de billes, de Joseph Joffo, Kris et Vincent Bailly (les trois tomes,parus aux éditions Futuropolis)

 

Adaptation BD du roman de Joseph Joffo dans lequel il raconte son enfance d’enfant juif pendant la seconde guerre mondiale. On suit donc Joseph et sa famille dans ses aventures, dans ses voyages forcés pour fuir, dans ses magouilles pour survivre.

5- L’obsolescence programmée de nos sentiments, de  Zidrou et Aimée de Jongh, paru aux éditions Dargaud en juin 2018

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Je suis tombée amoureuse de cette histoire. La trame est simple, belle, émouvante. Les personnages sont attachants. Pourtant cela commence mal, Ulysse, 59ans, perd son travail de déménageur ; que faire à cet âge? il se retrouve donc seul, sans collègues, sa fille est morte à 16ans et son fils est trop occupé. Puis il va croiser le chemin de Mme Solenza (au prénom très équivoque que je vous laisserai découvrir), 62ans, tenancière d’une fromagerie. Entre les deux va naître une belle histoire d’amour, une très belle histoire d’amour qui nous fait réfléchir sur les relations entre personnes d’un certain âge. Pourquoi à partir d’un certain âge devrait-on s’empêcher d’être heureux, d’être amoureux, et de faire tout ce qui va avec une vie de couple? (le comportement du fils nous fait beaucoup réfléchir).

Je recommande chaudement cette douce lecture

 

Voilà, en quelques heures de médiathèque, j’ai pu lire et découvrir des récits totalement inconnus, découvrir des adaptations de récits que je connaissais de nom. Je suis plutôt satisfaite de ces lectures, pas de déception et un gros coup de coeur pour L’obsolescence programmée de nos sentiments.

et vous, qu’avez vous découvert dernièrement?

Les prénoms épicènes, Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb, paru aux éditions Albin Michel, 155pages

C’est le dernier roman (à ce jour) de cette auteure dont j’apprécie fortement la lecture.

La personne qui aime est toujours la plus forte

Cette citation (qu’on peut voir sur la quatrième de couverture) résume parfaitement le récit qui va mettre plusieurs exemples pour illustrer cette phrase -qui pourrait s’apparenter à une maxime.

Résumé : 

On commence la lecture sur une séparation : Reine abandonne son amant au profit de Jean-Louis avec qui elle va se marier deux jours plus tard. L’amant n’accepte pas du tout la rupture, trop amoureux pour le supporter.

On passe ensuite à d’autres personnages. Dominique, jeune femme de 25 ans célibataire, travaillant comme secrétaire dans une société d’import-export, est tranquillement attablée à la terrasse de son café préféré quand elle est apostrophée par l’homme assis à la table d’à côté. Ce dernier vient s’installer à sa table et propose du champagne. Dominique ne sachant pas quoi répondre, laisse faire. Ils discutent, ou plutôt, il parle et elle écoute. A la fin, il insiste pour avoir son numéro, et elle lui donne, plus pour se débarrasser de cet individu bizarre que par réelle envie de lui donner ses coordonnées. C’est ainsi que Claude commença à s’immiscer dans la vie de Dominique. Mais ce petit geste n’était que le début d’une histoire qui allait durer plusieurs années entre eux…

… Le début d’un plan de vengeance machiavélique imaginé par un amoureux éconduit

Mon avis : 

 épicène : mot qui fonctionne au masculin comme au féminin sans changer de forme

Le nom des deux personnages principaux sont épicènes : Claude et Dominique (un autre prénom sera également épicène, celui d’Epicène)

L’histoire est de suite prenante, je me suis directement laissé entraîner dans la vie de ce couple. Leur relation ne m’a pas forcément plu tout le long, des fois je me disais « mais bon sang, elle va ouvrir les yeux!!! » mais justement je voulais continuer la lecture pour savoir si elle allait enfin comprendre ce qui se passe autour d’elle (je laisse le pronom elle comme ça vous pouvez imaginer ce que vous voulez, même si ce n’est guère difficile de comprendre). Claude est le genre de mari que j’exècre au plus haut point ; et quand il est devenu papa, alors là c’était le pompon! Pire père, je ne pense pas que cela existe. La petite fille aura du mérite d’avoir grandi avec un père comme lui, mais cela lui aura donné de la force pour traverser certaines épreuves. Elle est un personnage comme je les aime : enfance pas facile mais qui trouve toujours le bon côté des choses et qui ne se laisse pas abattre par toutes les mauvaises choses qui lui arrivent. (Et j’avoue qu’un passage qui aurait dû être plutôt triste -passage qui se déroule à l’hôpital- m’a fait énormément rire, juste par la façon dont le personnage a agi). J’ai aimé cette gamine, mais c’est aussi parce qu’on la voit grandir, de tout bébé au collège-lycée, on voit son évolution, on comprend sa façon de penser, sa façon de se défendre et de se protéger.

Remarques : 

J’ai discuté de ce roman avec une amie qui l’a lu et qui m’avait donné un avis négatif. Après lecture, je lui dis que moi j’ai adoré et lui demande pourquoi elle non, elle a répondu « j’avais juste l’impression d’avoir entre les mains une mauvaise réécriture rapide de Frappe-toi le cœur » (le roman précédent de l’auteure). Il est vrai que les deux histoires sont sur le même thème mais je n’ai pas ressenti cette impression de relecture. Au contraire, j’ai trouvé cela intéressant d’avoir un autre roman sur le même thème mais avec un traitement différent

Si vous avez lus les deux, qu’en pensez-vous ?

Le bal des poupées, Hélène Legrais

Ecrit par Hélène Legrais, paru aux éditions Calmann-Lévy dans la collection France de toujours et d’aujourd’hui

340 pages

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Résumé : 1969 L’entreprise Bella fabrique les poupées cultes de l’époque dans la région de Perpignan. Toutes celles qui ont un petit défaut finissent au rebut, une grande fosse gérée et surveillée par un gardien, José. C’est autour de cette fosse que vont se rencontrer et se croiser les personnages.

Trois gamins vont se prendre d’amitié en se retrouvant dans ce coin qui leur servira de QG. Mais les amitiés vont se tisser entre les âges et ainsi agrandir le cercle des enfants avec Éliane, une vieille fille déçue par l’amour, José, un Espagnol ayant connu la guerre, marraine Louisette, une vieille dame prenant les petits sous son aile, Sœur Eulalie, une jeune religieuse qui a beaucoup de mal à se plier aux règles du couvent.

Tout ce petit monde semble heureux, de petits et de grands bonheurs remplissent leur vie. Cependant, un drame va survenir et chambouler la tranquillité de cette joyeuse bande mais surtout renforcer les liens entre tous.

 

Mon avis : récit très plaisant

Le début du récit est plutôt calme, on suit les petits tracas du quotidien des personnages : récupérer des scalps pour le petit indien, ne pas se faire démonter au club de rugby, avoir enfin le cadeau de ses rêves, pouvoir acheter tranquillement des poupées sans avoir à être jugée par la vendeuse, trouver des poupées qui conviendront mieux à leurs destinataires, etc. Puis petit à petit, des liens entre les personnages se font, des histoires se créent qui peuvent faire couler quelques larmes. Tous les personnages sont attachants (j’ai vraiment eu un coup de cœur pour Sylvie, 10 ans mais ayant déjà vécu quelques difficultés ; elle ne demande pas grand chose à la vie mais ses parents n’ont pas vécu l’accident de la même manière et n’ont pas la même façon de réagir, ce qui ne fait pas le bonheur de Sylvie). Le drame qui survient vers le milieu du roman, je ne m’y attendais pas, je sentais qu’il allait arriver quelque chose mais je ne me doutais pas du tout de la tournure des événements (ni d’ailleurs de l’explication – agréablement surprise).

Cette histoire redonne confiance en l’homme.

On pourrait trouver une morale à cette histoire :

Avec des amis on peut tout réussir, tout gagner, traverser toutes les épreuves

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Regarde les lumières mon amour

Regarde les lumières mon amour, de Annie Ernaux

Roman entre autobiographie et essai qui nous entraîne dans un univers dont nous sommes coutumiers dans la vie de tous les jours : les grandes surfaces. Lieu qui habituellement n’est pas prisé par les auteurs pour en faire le sujet de leur livre. Pourtant, Annie Ernaux fait le choix d’en faire le centre de son roman. shopping-mall-2605815_960_720 Lire la suite « Regarde les lumières mon amour »

J’ai RDV avec les poètes #3 Clément Marot

Bonjour à tous,

poésie

J’ai envie de créer un rendez-vous poésie. Sur les différents blogs que je suis (et ils sont très très nombreux), il est rare de voir parler de Poésie. Pourtant, c’est un style tellement beau quand on s’y intéresse.

Du coup, je vais essayer de vous faire découvrir un poème par semaine. Poèmes d’époques et de genres différents afin de montrer la variété que l’on peut trouver dans ce genre d’écrit.

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