Police, d’Hugo Boris

Découverte de cet auteur et de ce roman sur recommandation. C’est une collègue qui m’a conseillé de le lire; elle m’a ensuite dit que c’était parce que le lycée allait organiser une rencontre entre l’auteur et une classe de l’établissement.

Je vais donc rencontrer Hugo Boris (et écrire cet article en deux temps, je raconterai cette rencontre à la fin de cette chronique)

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Roman paru le 24 août 2016 aux éditions Grasset

Il s’agit d’un huis clos pas du tout étouffant (comme c’est souvent le cas). Nous suivons trois policiers (Virginie, Aristide et Erik) chargés de reconduire un étranger à l’aéroport pour qu’il reparte dans son pays d’origine, le Tadjikistan.

Nous découvrons en premier le personnage de Virginie, policière et jeune mère de famille. Elle est présentée comme étant un peu mal à l’aise dans sa vie, dans sa peau, elle cherche désespérément dans quelle tenue elle se sent à l’aise pour ressortir du vestiaire. On comprendra par la suite pourquoi elle se sent si mal, ce n’est pas une épreuve facile qu’elle est en train de traverser (mais je n’en dirai pas plus).

Nous découvrons ensuite le personnage d’Aristide, collègue de Virginie. Sa première description est faite à travers la subjectivité de Virginie : homme imposant avec une certaine carrure, sûr de lui ; mais aussi un homme blagueur très lourd. On a un portrait très négatif de ce personnage.

Puis vient le tour du troisième policier, Erik. Annoncé comme le sauveur aux yeux de Virginie, Erik est le chef de bord qui fera le trajet avec les deux autres. Il est cependant qualifié d’homme parfaitement dans la norme, aucune caractéristique particulière.

Voici nos trois personnages partis direction la prison pour récupérer un étranger qui est renvoyé chez lui. Un tadjik qui parait totalement inoffensif, parfaitement calme. C’est virginie qui va le chercher dans l’enceinte de la prison et qui doit faire face aux suppliques du personnel des associations de défense des étrangers.

Nos quatre personnages embarquent pour faire le trajet, qui durera tout le roman. Commence alors l’entrée dans l’intimité de ces personnages, dans l’entrée de leurs pensées et de tout ce qui peut resurgir quand on se retrouve enfermé avec un homme qui part « pour la mort ». Enfermés dans cette voiture, les passagers vont pouvoir cogiter sur leur propre existence et sur le destin des autres.

 

J’ai eu un peu de mal à accrocher à l’histoire au début puis commence ce huis clos (nos personnages enfermés dans la voiture) et là impossible de lâcher le livre.

Lecture très agréable. Roman qui finit par faire réfléchir sur le sens de la vie, sur les choix à faire dans la vie, choix qui peuvent changer une vie à jamais.

Rencontre :

J’ai eu la chance de rencontrer Hugo Boris lors d’une intervention auprès de lycéens. Et ce que je peux noter de cette entrevue est que ce monsieur est quelqu’un de très simple, vraiment à l’écoute des élèves et qui veut répondre avec précision aux questions des élèves. J’ai trouvé que l’échange avait très productif et intéressant pour chacune des parties.

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